décembre 31, 2005

Trois jours. Trois jours à ruminer de bien sombres pensées. Trois jours enfermée tout cela pour en arriver à une seule conclusion, une seule envie : me draper avec un geste théâtrale dans une grande cape noire, déclamer sur un ton grandiloquent un dernier "Tu m'as déçu Batman!" et disparaître.
Un jour cette décision je vais la prendre. Et ce jour arrive à grands pas. Ce qui m’effraie le plus c’est qu’au final c’est moi qui vais le plus en souffrir. Car soyons réaliste si j’avais la possibilité de claquer des mains et là, maintenant de disparaître, à qui manquerais-je sincèrement ?
A tous ceux pour qui je n’ai aucune réalité ?
A ceux, qui après un petit coup de pouce, volent de leurs propres ailes ?
A ceux pour qui vous vous détruisez la santé, mais qui se détruisent eux même ne voulant pas être sauvés ?
Ceux qui changeront de cheval dès que vous aurez le dos tourné ?
Ceux pour qui votre présence fait au final plus de mal que de bien ?
Ou encore ceux pour qui vous étiez tout, mais qui après un bref éclaire de lucidité ne vous considèrent plus que comme une épine dans leur pied ?
La réalité est parfois cruelle. Et si tout va bien au pays des lutins, il est bon mais douloureux de voir le monde sous sont véritable jour.

décembre 22, 2005

Instant de folie

Mwhouhahahahahhahahahahhahahah. ha. ha.

Je viens de réaliser que je suis en vacances dans...4h00.
Stupide ?

On m’a reproché, il y de ça deux semaines, mon inculture. Je sais que je n’ai pas à me justifier mais cette simple remarque m’a donné à réfléchir. Et pour une fois, j’ai décidé de m’auto-congratuler parce que j’y crois.
Non, il est vrai que beaucoup de sujets ne m’intéressent pas. Et qu’ils ont pour moi une importance que je qualifierais de triviale. Je pense simplement avoir cultivé une culture différente : celle de la vie.

Non, je ne sais pas le nom des personnes qui nous gouvernent, et sincèrement vu que cela change tous les deux ans je ne vois absolument aucune raison de m’encombrer l’esprit avec ceci. Non, je ne connais rien en jeu vidéo, en anthropologie, en philosophie, en physique nucléaire ou en aéronautique. Peut être que je n’ai tout simplement pas eu le temps de m’y intéresser. Ou que personne n’a réussi à rendre ces sujets intéressants à mes yeux. Mais est ce que cela fait pour autant de moi une ignarde ?

Par contre, je connais quels sont les petits détails vestimentaires et musicaux qui distinguent les mouvements goths. Je sais très bien qu’un jean et un petit tee-shirt noir ne conviennent absolument pas à un concert de green day ou de slipknot. Je sais à la dilation dans les pupilles, à la rougeur des yeux et au comportement général d’un individu, si il a pris des tazs, de la cok ou alors si il a simplement fumé.
Non, effectivement je n’ai pas lu le dernier Goncourt, ni vu la dernière exposition du dernier peintre contemporain à la mode. Non, je n’écoute pas d’opéra et ne connais pas non plus le nom de tous les champions olympiques de judo.
Je ne connais pas un domaine en particulier et je n’écrase pas les autres avec mes connaissances illimitées sur un point précis de culture. Je n’ai qu’une vision parcellaire de tout un tas de domaines tant divers que variés, ce qui me permet de pouvoir discuter de tout avec tous genres de personnes : qu’ils aient deux ans ou quatre vingt.

Je pense sans me tromper pouvoir intégrer n’importe quel milieu socio-culturel sans déparaître aucunement si je m’en donne les moyens. Le port du tailleur et des talons (sans avoir ni l’air d’une greluche ni t’un camionneur tchèque) ou celles de vans et d’un baggy, ou alors me transformer en morticia pour regarder un Burton ne m’ont jamais posé de problème. Que la conversation s’oriente sur les mangas, les BDs, le cinéma, la musique ou les lieux de vie, je connaîtrai, ne serait ce que de nom. Non, si on creuse un peu, je ne saurai cité tous les auteurs de fantasy, ni donner la date précise de l’extinction des aferensis.
Oui, je suis capable de différencier au coup de pinceau un Monet d’un Manet. De tous les peintres flamands, je peux repérer un Rembrandt de par le jeu des ombres et de la texture de la lumière. Je peux nommer presque toutes les sculptures de Rodin ou les toiles de Michel-Anges. Il fut un temps où la mythologie grecque n’avait plus, ou guère, de secrets pour moi. Les auteurs humanistes ont pour la plus par vu mon œil parcourir leurs lignes. Qui le sait ? Quel est mon intérêt de le dire et d’en faire étalage ? Je préfère admirer un Caravage ou écouter le dernier Système of a Down en toute quiétude, sans forcement avoir envie de donner un cours.
Et puis, il est si bon voir quelqu’un parler pendant des heures du seul sujet qu’il connaît sur le bout des doigts histoire d’épater la galerie, mais crier bien haut que le pommard est un côte du Rhône, que Van Gog est mort il y a cinquante ans et que le cerveau est un muscle ! Mais pourquoi leur dire qu’ils se trompent ? De toutes façons, ils ne vous écoutent pas…

Je ne focalise pas sur une connaissance. Je papillonne de l’une à l’autre au grès de mes envies et lubies pour les abandonner aussi vite que cela ne m’est venu.


Ce n’est pas parce que l’on ne parle pas que l’on ne pose pas son regard sur le monde afin d’en absorber tous les petits détails, qui bien que d’impression insignifiante, n’en structurent pas moins notre cadre de vie. Ces petits rien capturés font de nous des personnes certes sans culture écrasante ou visible, mais avec une intelligence sociale qui nous permet de survivre quelque soit l’environnement de par notre compréhension dont le monde est structuré. Et de désespérer de la nature humaine si sensible au paraître.

Ce post, la personne intéressée ne le lira probablement jamais. C’est dommage, c’est pourtant ce que je voulais lui dire sur le coup. Mais ma connaissance du monde et quelques vagues notions de son mode de fonctionnement m’en ont empêché.
Qui alors est le plus ignorant de nous deux ? Lui qui n’a pas réussi à percevoir les choses que je savais mais dont je ne parlais pas ou moi qui n’ai jamais voulu discuter de la constitution européenne car en pleine écriture de thèse je n’ai pas eu le temps de la lire et ne voulais pas discuter d’un sujet que je ne connaissais pas ?

La connaissance passe aussi par le fait de savoir écouter les autres. Les humains ont toujours eu beaucoup plus à nous apprendre que les bouquins. Même si ils n’en sont pas encore conscients. Il est tellement plus difficile de comprendre la psyché des personnes que d’absorber des connaissances factices.

décembre 19, 2005

Un moment très très nul

Et oui, ce n’est pas parce que l’on est docteur que l’on est organisé…Ou alors ceci est une preuve que quelqu’un quelque part m’en veut à mort.
Devant repartir pour Genève pour une semaine de boulot et vu le regard perdu et désespéré de mes chats à l'approche des harnais, je me suis dis qu’il serait quand même mieux si ils restaient à Lyon pour quelques jours au lieu de m’offrir un concert de cris et de miaulements dans la voiture.
Ces deux paillassons étant, quand même, des estomacs sur pattes, j’ai donc demandé à une aimable et accorte jeune fille (note que j’en profite pour te remercier et en plus te faire un compliment !) de passer en milieu de semaine pour nourrir les fauves, ce qui fut accepté.

Je me suis donc levée ce matin après deux heures de sommeil du à une dent de sagesse (la salope) qui s’est brutalement remise à pousser depuis mercredi (on ne rigole pas…), mais néanmoins guillerette à la perspective de longues nuits de sommeil et de DVDs à venir (ben vi, je ne dois plus bosser et stresser la nuit).
7 heures du matin sonnant, je descends alerte les escaliers de l’immeuble ; pense (ce qui n’est pas toujours mon fort) à poser les clés de l’appart dans la boite aux lettres pour que la jeune miss puisse les récupérer et monte dans ma voiture qui démarre du premier coup ! (Je suis à deux doigts de croire au miracle !).
Pas de bouchon, je file sur les quais pour prendre le périf’ quand soudain une petite pensée mesquine vient s’insérer entre deux visions de rêves (dont je ne vous parlerais pas ici car ce site n’est pas interdit aux moins de 18ans)…Est-ce que j’ai de quoi payer l’autoroute ? Je glisse la main dans le sac tout en tirant comme une malade sur ma clope. Je farfouille. Je sors les innombrables trucs qui remplissent ce *bip*bip* de sac à la noix…T’ain de B de M !!! J’ai oublié mon portefeuille (avec papiers de voitures, passeport, permis de séjour, cartes bleues et liquide) à l’appart !!!

Mais la sueur n’a commencé à me couler entre les omoplates que lorsque j’ai réalisé que si les clés de l’appart étaient dans la boite aux lettres, et bien celles de la boite aux lettres se trouvaient sur la caisse dans mon bar préféré (qui n’ouvre pas avant 18h00) pour que la jeune fille les récupère. Et que bien sur la seule solution était d’appeler le serveur dudit bar, qui est en fait ex-cheri (qui pour une obscure raison s’était brutalement mis à me faire la tête la veille au soir (bon disons qu’il a moyennement pris le fait que j’ai postulé pour un poste à Sydney pour 3ans (humf, humf, vous le savez vous aussi maintenant))), et que ex-cheri le dimanche dans la nuit il débranche son téléphone fixe et éteint son portable et ce jusqu’à environ 16h00…

Je crois que c’est à ce moment là que j’ai commencé à rire…

décembre 12, 2005

On m’aurait menti alors ?

Faites une thèse, qu’ils disaient. Tu verras, tu vas prendre du bon temps. C’est de la balle. Tu sors, tu bois, tu glandes…
A côté de ça je me retrouve à bosser comme une dingue jusqu’à point d’heure de la nuit. A stresser comme une malade et à être à la limite de l’overdose nicotino-aspro-vitamino- caféinique !
Je suis sûre que le but de tous chercheur est de recruter un maximum d’étudiants juste histoire de pas être seul dans cette mélasse et de se venger des années de désespoir subies…


Ps : vu que je suis contrariante ces temps ci, aucun commentaire n’est bien sur admit sur le nombre de fêtes auxquelles j’ai participé, de verres que j’ai bu et des heures indues auxquelles je suis rentrée tôt le matin ces trois dernières années. C’était pour oublier mon désespoir…