décembre 31, 2005

Trois jours. Trois jours à ruminer de bien sombres pensées. Trois jours enfermée tout cela pour en arriver à une seule conclusion, une seule envie : me draper avec un geste théâtrale dans une grande cape noire, déclamer sur un ton grandiloquent un dernier "Tu m'as déçu Batman!" et disparaître.
Un jour cette décision je vais la prendre. Et ce jour arrive à grands pas. Ce qui m’effraie le plus c’est qu’au final c’est moi qui vais le plus en souffrir. Car soyons réaliste si j’avais la possibilité de claquer des mains et là, maintenant de disparaître, à qui manquerais-je sincèrement ?
A tous ceux pour qui je n’ai aucune réalité ?
A ceux, qui après un petit coup de pouce, volent de leurs propres ailes ?
A ceux pour qui vous vous détruisez la santé, mais qui se détruisent eux même ne voulant pas être sauvés ?
Ceux qui changeront de cheval dès que vous aurez le dos tourné ?
Ceux pour qui votre présence fait au final plus de mal que de bien ?
Ou encore ceux pour qui vous étiez tout, mais qui après un bref éclaire de lucidité ne vous considèrent plus que comme une épine dans leur pied ?
La réalité est parfois cruelle. Et si tout va bien au pays des lutins, il est bon mais douloureux de voir le monde sous sont véritable jour.