Opération insertion
RDV ce matin à l’ANPE pour bénéficier (moi pauvre chômeur) d’une formation approfondie permettant à moi (pauvre chômeuse) de m’insérer dans le cruel monde du travail, même si moi (pauvre chômiste) n’en éprouve en aucun cas le besoin immédiat…VEUX PAS TRAVAILLER !!!!!
Les 15 pauvres péquins sans travail, (dont 5 thésards quand même (faites de la recherche qu’ils disaient !)) entrent dans la salle et se regardent en chien de faïence en attendant les sauveurs…
Et les voilà qu’ils font leur entrée, les vaillants soldats ! Une belle brochette qui nous est présentée. Trois beaux spécimens, très représentatif du domaine social :
- Le petit jeune frais embauché. Tout plein d’illusions, pensant pouvoir sauver le monde en aidant à l’insertion des gens qui ont 10 fois plus de diplômes que lui.
- La vieille fille aigrie qui a voulu compenser l’absence d’enfant (faut pas déconner la vie est beaucôôôôôup trop cruelle pour y balancer un pauvre schtroumpf innocent) par l’aide aux personnes défavorisées.
Et le petit dernier. Mon préféré :
- Le quadragénaire cadre, complet costard, pratiquant la langue de bois, PDG d’une société indépendante de consultants, dont la florissante entreprise (en ces temps noirs de disette) bénéficie d’apport financiers (conséquents) versé par l’Etat et par des organisations européennes dans le but de nous proposer une formation nous permettant de trouver un travail dans les 6 mois grâce à un suivi intensif. J’entends par formation que l’on met à la disposition des *pauvres* chômeurs un téléphone et des ordinateurs et qu’on leur apprend à écrire des CV, à passer des entretiens et à ne pas se démotiver devant l’adversité.
Et le show commence ! 2 heures de belles paroles. 2 heures de blabla. 2 heures à saliver rien qu’en pensant aux questions que je vais pouvoir poser.
Le petit speech se termine.
La question est posée : « Alors des questions ? ».
Lourd silence. Retour sur les bancs de l’école primaire. Tout le monde baisse les yeux sur sa feuille ou trouve une poussière à enlever de sa manche.
La Flo jubile…
« Objectivement, cette formation s’adresse à des personnes ayant quel cursus ? Est-ce que par exemple vous êtes en contact avec des laboratoires de recherche ? Il faut être réaliste certaines personnes sont tellement spécialisées qu’elles n’intéresseront jamais une entreprise…»
Regard noir du cadre qui me lance des « cette formation s’adresse à tout le monde » « bien sur que l’on est en contact avec des laboratoires » « Il ne faut pas être enfermé dans un schéma et il faut s’adapter »…
RDV ce matin à l’ANPE pour bénéficier (moi pauvre chômeur) d’une formation approfondie permettant à moi (pauvre chômeuse) de m’insérer dans le cruel monde du travail, même si moi (pauvre chômiste) n’en éprouve en aucun cas le besoin immédiat…VEUX PAS TRAVAILLER !!!!!
Les 15 pauvres péquins sans travail, (dont 5 thésards quand même (faites de la recherche qu’ils disaient !)) entrent dans la salle et se regardent en chien de faïence en attendant les sauveurs…
Et les voilà qu’ils font leur entrée, les vaillants soldats ! Une belle brochette qui nous est présentée. Trois beaux spécimens, très représentatif du domaine social :
- Le petit jeune frais embauché. Tout plein d’illusions, pensant pouvoir sauver le monde en aidant à l’insertion des gens qui ont 10 fois plus de diplômes que lui.
- La vieille fille aigrie qui a voulu compenser l’absence d’enfant (faut pas déconner la vie est beaucôôôôôup trop cruelle pour y balancer un pauvre schtroumpf innocent) par l’aide aux personnes défavorisées.
Et le petit dernier. Mon préféré :
- Le quadragénaire cadre, complet costard, pratiquant la langue de bois, PDG d’une société indépendante de consultants, dont la florissante entreprise (en ces temps noirs de disette) bénéficie d’apport financiers (conséquents) versé par l’Etat et par des organisations européennes dans le but de nous proposer une formation nous permettant de trouver un travail dans les 6 mois grâce à un suivi intensif. J’entends par formation que l’on met à la disposition des *pauvres* chômeurs un téléphone et des ordinateurs et qu’on leur apprend à écrire des CV, à passer des entretiens et à ne pas se démotiver devant l’adversité.
Et le show commence ! 2 heures de belles paroles. 2 heures de blabla. 2 heures à saliver rien qu’en pensant aux questions que je vais pouvoir poser.
Le petit speech se termine.
La question est posée : « Alors des questions ? ».
Lourd silence. Retour sur les bancs de l’école primaire. Tout le monde baisse les yeux sur sa feuille ou trouve une poussière à enlever de sa manche.
La Flo jubile…
« Objectivement, cette formation s’adresse à des personnes ayant quel cursus ? Est-ce que par exemple vous êtes en contact avec des laboratoires de recherche ? Il faut être réaliste certaines personnes sont tellement spécialisées qu’elles n’intéresseront jamais une entreprise…»
Regard noir du cadre qui me lance des « cette formation s’adresse à tout le monde » « bien sur que l’on est en contact avec des laboratoires » « Il ne faut pas être enfermé dans un schéma et il faut s’adapter »…
Un long baratin d'où je n'ai pu tirer ni le nom d'un laboratoire associé, ni définir si il était capable de s'occuper de théards.
Bizarrement quand il a demandé qui était intéressé par cette formation, il ne m’a même pas adressé un regard…
Flo ?
One point !
Opération « faire chier son monde » accomplie !
Bizarrement quand il a demandé qui était intéressé par cette formation, il ne m’a même pas adressé un regard…
Flo ?
One point !
Opération « faire chier son monde » accomplie !

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