Judas
Trois semaines à courir de partout entre Lyon, Annecy et Genève ; les week-ends entre les différents apparts disséminés dans Lyon et voilà, deux immenses tas de vêtements à repasser trônent sur la mezzanine.
Petit matin. Pas réveillée. Ouverture rapide des placards. Aghhhhhhhhhhhhh. J'ai absolument plus rien à me mettre! Fouille fébrile. Rien. Ou des jupes. Pas moyen. Refouille fébrile. Pas le temps de repasser quoi que ce soit, trop long. Regarde les affaires de la veille. O_o?! Mais où est ce que j'ai bien pu me traîner ?! Coup d'oeil venimeux aux deux armoires, sensées faire apparaître miraculeusement une tenue adéquate qui mettrait en valeur mes formes. Hum, hum. Toujours rien…Enfin, si. Un petit jean, trop beau. Celui qui va bien au milieu des autres trucs moches immettables. Mais bon. Soyons réaliste: l'hiver passé à manger fondues, raclettes et autres tartiflettes, les récents apéro dînatoires à base de tarama, quiches en tout genre et alcool, et l'entrée dans ma vie d'un estomac sur pattes, deux mois que je ne l'ai pas essayé…Soupir. Bon aller. Avec un vague espoir, je prends le jean au vole et file dans la salle de bain.
5 min plus tard à me tortiller dans tout les sens : 't'ain tu vas rentrer dedans!!!' 'Gniiiiiiiiiiiii' Une tentative de fermage de bouton avortée plus tard 'quand ça veut pas, ça veut pas'
Une tentative de fermage de bouton réussie 'gnaaaaaa. Houmpf' 'Erde! Peux pas 'espirer'
Il faut que je me rende à l'évidence : faut que je me remette au sport.
Mais, une petite cloche au fond de moi se met à sonner. Je suis sure que je peux me trouver une excusebidon en béton pour repousser l'échéance de l'instant fatidique et fatal où je vais devoir remettre les pieds dans ce lieu dédié à la sueur, à l'effort et à la douleur et où le saint Félicien tartiné sur du pain de campagne au noix va se transformer en quart de pomme agrémenté d'un verre d'eau minérale…
Le dernier recours: chéri. Taper dans ce qui fait mal, à savoir ses 10h00 de sommeil et ses trois repas hypercaloriques quotidiens.
Tentative numéro 1 :
- Chériiiiii
- Oui ?
- Ce soir le resto, laisse tomber.
- Pas de soucis, de toute façon faut que je fasse gaffe à ce que je mange aussi.
Loupé! Mais attends! Pourquoi AUSSI?!!!!!!
Deuxième tentative :
- Ca ne te fait rien si on se lève une heure plus tôt demain?
- Pourquoi?
- Je vais passer à la salle de sport avant le taf.
- Ok.
- Si c'est trop tôt, tu le dis, hein…
- Non, non, pas de soucis.
- Si ça te dérange de te lever pour que j'aille faire du SPORT! T'hésites pas…
- Nan, mais y'a pas de problème.
- Ben on dit 7h30. Du MATIN.
- Ok.
- …
- Pis ça va te faire du bien de faire du sport.
O_o?!
Le traître.
La vengeance étant un plat typiquement féminin, je suis passée faire les courses pour ce soir en sortant de cette *bip* * bip* de salle. Alors au menu : soja frais, fromage blanc à zéro pourcent de matière grasse et pis une bouteille de coca light pour faire glisser le tout! On verra qui va craquer le premier.
Trois semaines à courir de partout entre Lyon, Annecy et Genève ; les week-ends entre les différents apparts disséminés dans Lyon et voilà, deux immenses tas de vêtements à repasser trônent sur la mezzanine.
Petit matin. Pas réveillée. Ouverture rapide des placards. Aghhhhhhhhhhhhh. J'ai absolument plus rien à me mettre! Fouille fébrile. Rien. Ou des jupes. Pas moyen. Refouille fébrile. Pas le temps de repasser quoi que ce soit, trop long. Regarde les affaires de la veille. O_o?! Mais où est ce que j'ai bien pu me traîner ?! Coup d'oeil venimeux aux deux armoires, sensées faire apparaître miraculeusement une tenue adéquate qui mettrait en valeur mes formes. Hum, hum. Toujours rien…Enfin, si. Un petit jean, trop beau. Celui qui va bien au milieu des autres trucs moches immettables. Mais bon. Soyons réaliste: l'hiver passé à manger fondues, raclettes et autres tartiflettes, les récents apéro dînatoires à base de tarama, quiches en tout genre et alcool, et l'entrée dans ma vie d'un estomac sur pattes, deux mois que je ne l'ai pas essayé…Soupir. Bon aller. Avec un vague espoir, je prends le jean au vole et file dans la salle de bain.
5 min plus tard à me tortiller dans tout les sens : 't'ain tu vas rentrer dedans!!!' 'Gniiiiiiiiiiiii' Une tentative de fermage de bouton avortée plus tard 'quand ça veut pas, ça veut pas'
Une tentative de fermage de bouton réussie 'gnaaaaaa. Houmpf' 'Erde! Peux pas 'espirer'
Il faut que je me rende à l'évidence : faut que je me remette au sport.
Mais, une petite cloche au fond de moi se met à sonner. Je suis sure que je peux me trouver une excuse
Le dernier recours: chéri. Taper dans ce qui fait mal, à savoir ses 10h00 de sommeil et ses trois repas hypercaloriques quotidiens.
Tentative numéro 1 :
- Chériiiiii
- Oui ?
- Ce soir le resto, laisse tomber.
- Pas de soucis, de toute façon faut que je fasse gaffe à ce que je mange aussi.
Loupé! Mais attends! Pourquoi AUSSI?!!!!!!
Deuxième tentative :
- Ca ne te fait rien si on se lève une heure plus tôt demain?
- Pourquoi?
- Je vais passer à la salle de sport avant le taf.
- Ok.
- Si c'est trop tôt, tu le dis, hein…
- Non, non, pas de soucis.
- Si ça te dérange de te lever pour que j'aille faire du SPORT! T'hésites pas…
- Nan, mais y'a pas de problème.
- Ben on dit 7h30. Du MATIN.
- Ok.
- …
- Pis ça va te faire du bien de faire du sport.
O_o?!
Le traître.
La vengeance étant un plat typiquement féminin, je suis passée faire les courses pour ce soir en sortant de cette *bip* * bip* de salle. Alors au menu : soja frais, fromage blanc à zéro pourcent de matière grasse et pis une bouteille de coca light pour faire glisser le tout! On verra qui va craquer le premier.

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