avril 05, 2005

Jamais content(e)

Ouais, parce que voilà, je râlais sur la mornitude et platitude de ma petite vie de célibataire bien rangée (les sorties jusqu'à 10h00 du matin en semaines ne comptent pas, tout comme les cafés en terrasse et les week-ends à trifouilli-les-bains avec une bande d'alcooliques notoires) ; sur les soirées passées toute seule à baver devant Johnny Deep, sur les matins les yeux plongés dans ma tasse superman à regarder mon café fumer en me disant que, quand même, des croissants aimablement ramenés auraient été les bienvenus et sur les lendemains de fêtes à me traîner d'un canapé à l'autre sans personne qui me tend un grand verre d'aspirine, et puis voilà…
Une soirée arrosée entre potes, un matin blême, et un truc vaguement humain qui squatte dans mon salon.
Et puis là, c'est le drame! Parce que finalement, je ne peux plus faire le rouleau de printemps enroulée dans ma couette, les croissants le matin et bien je ne les mangez pas, que rien de tel qu'un bon café noir sans sucre dans une tasse superman pour faire passer ce mal de crâne insidieusement tapi au fond de mon petit cerval, cerval bien incapable de tenir une conversation sensée et vaguement construite (autres que mes onomatopées habituelles à base de : 'tainnnnnnnnn maaa têeeteu ou agnaaaaaaaaaa ou le fameux mais souvent usité mhmmmmmmmwouaaaaaa) aux aurores.

C'est horrible. A force de changer d'avis comme ça tout le temps, je vais vraiment me persuader que je suis une fille. Ou du moins que je m'en approche.