avril 27, 2005

Les concerts, c’est mauvais pour toi.

Il existe un corrélat négatif entre votre envie d’aller à un concert et votre disponibilité du jour…A croire que les organisateurs de conférences ont sous les yeux un planning de toutes les dates importantes lorsqu’ils décident de quand ils vont vous envoyer à l’autre bout du monde. Petits exemples en vrac…

PJ Harvey et Franz Ferdinand passent à Lyon. Vous êtes au Canada.
The Cure passent à Lyon. Vous êtes encore au milieu des caribous.
Radiohead passe à Lyon. Vous êtes à Marseille.
Ouais et puis la dernière en date…
Slipknot passe à lyon. Vous êtes en Italie.

On est quand même à deux doigts de conclure qu’ils le font exprès là…

avril 26, 2005

Déprime passagère due à un excès de petits suisses

C’est pas comme si je l’attendais en plus. Pas du tout. Huit mois que mon pub préféré est fermé, pour une sombre et sordide histoire que je ne vous raconterai pas en ces lieux exclusivement consacrés à ma petite personne, parce que (1) c’est pas vos oignons, (2) parce que vous en avez rien à faire (si, si, vous pouvez le dire), (3) parce que ces lieux sont exclusivement consacrés à ma petite personne, et (4) que je n’en connais pas tous les détails (même pas frustrée, je suis). Ouais, voilà huit mois qu’il était fermé. Et ou est ce que je suis le jour de la réouverture tant attendue ?

A Genève en train de me prendre la tête avec des étudiants dont le QI avoisine celui de la moule. Et encore d’une moule ayant subie un lavage de cerveau !

Dans ce cas là, c’est toujours bon de se sentir soutenue par ses amis…

18h00 ouverture du Sham

18h30 premier message de Chéri
« C’était juste pour te dire que tout va bien au Sham. Sandy te passe le bonjour…et puis une autre fille que je connais pas… »

19h30 deuxième message de Chéri
« Ouais, c’est vraiment dommage que tu sois pas là. Au fait la fille elle s’appelle S et elle veux que vous alliez à un concert ensemble. Je te laisse, j’ai un verre à finir. »

21h24 SMS de L
“Une petite guiness à ta santé? Bon baisers du Sham »

21h30 SMS de K
“Ben...T’es pas au Sham?”

22h06 SMS de E
« Ce qu’on est bien au Sham…hi, hi »

23h34 T au téléphone
« Allo ? je te réveille ? C’était juste pour te dire que tu nous manquais et que tout le monde t’embrasse du Sham . Tu te fais pas trop chier au moins ? Allo ? Allo ? »

01h16 SMS de Fly
« Passé une bonne soirée au Sham. Dommage tu n’étais pas là. Ce n’est que partie remise. Bises. A tout bientôt. »

De toutes façons je voulais absolument pas y aller a cette réouverture, alors….AAAAAAAAAARRRRRRGHHHHHHHHHHHHHHHHHH.

avril 14, 2005

Un jour je dirais 'non'. Un jour.

Midi sonnant, je boucle le dossier, éteint l'ordi, saute sur ma veste et me dirige vers la fée verte (lieu saint d'entre les saints, réceptacle de nos soirées et depuis peu cantine du midi) rejoindre le club des alcooliques plus anonymes qui m'attendent impatiemment et dont j'entends les estomacs gargouiller depuis l'autre bout de Lyon.
Mon paquet de cigarettes étant pas loin d'agoniser, je fais un petit crochet par vers chez moi et tombe sur Flo, serveur de son état au lieu dit 'le perroquet bourré' (le nom n'ayant absolument aucun rapport avec le rhum, la musique festive et mon état en sortant du troquet. Absolument aucun) :
- Comment vas?
- Te dis pas bonjour. T'es pas passée me voir cette semaine.
- Heuuuu. Flo? Je bosse de temps en temps le matin…
- …
- Pis je bois pas TOUS les soirs!
- …
- Je passe ce soir ça te vas?

A son sourire béat, je crois que ça lui allait….
Avec la vague mais tenace impression de mettre fais avoir m'en vais enfin rejoindre la petite clique facilement repérée aux cris et grands gestes à mon entrée (la honte ne tue pas. Avoir honte de ses amis c'est mal. C'est réaliste). Une assiette de fruits de mer, un fondant au chocolat et deux cafés plus tard (ai lamentablement abandonné l'idée d'arriver pour 13h30 au labo), m'en vais payer et tailler une bavette avec Jo, serveuse de son état et en grande partie responsable de ma sortie titubante et de mon sourire crétin de la veille (et des quelques x autres soirées des derniers mois) :
- merci beaucoup, c'était vraiment terrible.
- Pas de quoi. Je te dis à bientôt
- Y'a des chances.
- D'ailleurs

J'aime pas quand une phrase commence par d'ailleurs
- d'ailleurs, ce soir, y'a un plateau mix avec un petit groupe lyonnais vraiment bien.
- à voir.
- Nan, mais c'est vraiment super.
- …
- Pis l'entrée n'est qu'à deux euros.
- …
- Vous venez faire un petit tour?
- La dernière fois qu'on a fait un petit tour, c'était pour le vernissage la semaine dernière et je suis rentrée à …ben en fait, je suis pas rentrée!!!!

- Juste un moment…
- …
- ça commence vers onze heure comme d'hab.
- OK!
- Cool.
- A toute…

Bon et bien maintenant, il faut juste que j'explique à chéri, à qui j'avais promis un resto tranquille ce soir, que le resto on va bien le faire mais que si il pouvait manger rapidement, voir très rapidement ce serait bien et qu'il va encore arriver la tête dans le seau en cours parce qu'on va se coucher à point d'heure. Quelqu'un aurait une bonne excuse sous la main à me prêter parce que là, vraiment je ne vois pas comment je vais lui faire avaler la pilule.

avril 06, 2005

Pied de nez prévisionnel

Le problème quant tout va bien, c'est qu'il y a toujours cette petite pointe d'angoisse tapie tout au fond, qui vous dit que "Y'a un moment où va falloir payer!". Et si on se met alors à penser que les tuiles qui vont probablement vous tomber sur le coin de la tête sont proportionnelles à la largeur de votre sourire béat actuel, et bien limite on serait tenté de se casser un doigt, là, comme, ça maintenant, pour conjurer le sort, et faire un clin d'œil au destin en lui disant "Tient! T'as vu! Je le fais tout seul, alors oublie moi un peu!"…
Quoique le doigt soit un peu abusé…Disons un ongle.

avril 05, 2005

Jamais content(e)

Ouais, parce que voilà, je râlais sur la mornitude et platitude de ma petite vie de célibataire bien rangée (les sorties jusqu'à 10h00 du matin en semaines ne comptent pas, tout comme les cafés en terrasse et les week-ends à trifouilli-les-bains avec une bande d'alcooliques notoires) ; sur les soirées passées toute seule à baver devant Johnny Deep, sur les matins les yeux plongés dans ma tasse superman à regarder mon café fumer en me disant que, quand même, des croissants aimablement ramenés auraient été les bienvenus et sur les lendemains de fêtes à me traîner d'un canapé à l'autre sans personne qui me tend un grand verre d'aspirine, et puis voilà…
Une soirée arrosée entre potes, un matin blême, et un truc vaguement humain qui squatte dans mon salon.
Et puis là, c'est le drame! Parce que finalement, je ne peux plus faire le rouleau de printemps enroulée dans ma couette, les croissants le matin et bien je ne les mangez pas, que rien de tel qu'un bon café noir sans sucre dans une tasse superman pour faire passer ce mal de crâne insidieusement tapi au fond de mon petit cerval, cerval bien incapable de tenir une conversation sensée et vaguement construite (autres que mes onomatopées habituelles à base de : 'tainnnnnnnnn maaa têeeteu ou agnaaaaaaaaaa ou le fameux mais souvent usité mhmmmmmmmwouaaaaaa) aux aurores.

C'est horrible. A force de changer d'avis comme ça tout le temps, je vais vraiment me persuader que je suis une fille. Ou du moins que je m'en approche.