Manipulation des masses.
C’est vraiment étonnant les parents. Mais si, vous savez ces choses qui vous racontent des histoires à dormir debout (le prince charmant qui existe, le père noël, les fées et les lutins, toussa quoi…) à quatre ans, qui lavent vos vêtements à 10 (à quatre aussi. Mais admettez que se rouler dans l’herbe c’est quand même ‘achement plus fnu quand on est conscient de pourrir la tenue du dimanche quiva allait bien), qui vous filent de la thune à 18 (histoire de pas vous avoir dans les pattes le week-end) et qui gardent vos nains à 25 (crois que suis un peu à la bourre là). Ce qui m’étonnera toujours, c’est leur capacité à prendre toutes vos paroles au pied de la lettre.
Et c’est comme ça que l’éternelle question du début décembre ‘Tu veux quoi pour noël ?’, à laquelle vous répondez invariablement ‘rien’, vous amène son lot de chaussettes (maintenant que c’est vous qui les lavez), les bouquins de cuisine pour nuls (à croire que vous êtes une bille devant un fourneau, et que vous confondez encore sauce à l’armoricaine et sauce béarnaise. Ce qui en soit est vrai. Mais bon, vu que les pâtes et le riz existent pourquoi se compliquer l’existence, je vous le demande bien) et les pyjamas (vous n’avez pas encore osé leur avouer, que le pyjama, ça fait longtemps que vous ne le portez plus. Mais passons).
Par contre, il suffit de débarquer chez eux à l’improviste, dans le but avoué de leur faire une surprise et dans le but inavoué que votre frigo est aussi désertique qu’un igloo au fin fond de Grœnland, pour repartir avec le ventre plus que plein et assez de provisions pour tenir un siège. Dans la même veine, éviter de faire des compliments sur ce gratin terrible ou sur le gâteau aux bananes et au chocolat blanc si vous ne voulez pas traverser la moitié de Lyon avec une montagne de tupperwares sous le bras.
Surtout, ne pas essayer le ‘faut absolument que je fasse quelque chose pour ma voiture, sinon un jour je vais me tuer’, sous peine de voir là dite voiture subir une vidange, un décrassage de carbu, un changement de pneus, voire même un nettoyage complet (ce qui en soit n’était pas un luxe. Depuis deux ans que vous y pensiez, il était temps).
Un petit ‘j’arrive pas à dormir’, et soudain votre pharmacie s’enrichit d’assez de petites pilules en tous genre pour assommer un cheval. Tandis que ‘Flûte ! J’ai plus de cigarettes. Je vais pas tarder à être chiante’ implique forcement qu’une âme charitable, vous tend, non pas une sucette à nicotine, mais le paquet entier (ce qui est limite vexant).
Bon, et bien maintenant, il ne reste plus qu’à trouver la formulation adéquate et assez innocente pour leur faire comprendre que l’achat de ce petit chemisier rouge, à tout juste 80 euros, sur lequel vous bavez depuis une semaine, est âaaabsolument essentiel à votre survie…
C’est vraiment étonnant les parents. Mais si, vous savez ces choses qui vous racontent des histoires à dormir debout (le prince charmant qui existe, le père noël, les fées et les lutins, toussa quoi…) à quatre ans, qui lavent vos vêtements à 10 (à quatre aussi. Mais admettez que se rouler dans l’herbe c’est quand même ‘achement plus fnu quand on est conscient de pourrir la tenue du dimanche qui
Et c’est comme ça que l’éternelle question du début décembre ‘Tu veux quoi pour noël ?’, à laquelle vous répondez invariablement ‘rien’, vous amène son lot de chaussettes (maintenant que c’est vous qui les lavez), les bouquins de cuisine pour nuls (à croire que vous êtes une bille devant un fourneau, et que vous confondez encore sauce à l’armoricaine et sauce béarnaise. Ce qui en soit est vrai. Mais bon, vu que les pâtes et le riz existent pourquoi se compliquer l’existence, je vous le demande bien) et les pyjamas (vous n’avez pas encore osé leur avouer, que le pyjama, ça fait longtemps que vous ne le portez plus. Mais passons).
Par contre, il suffit de débarquer chez eux à l’improviste, dans le but avoué de leur faire une surprise et dans le but inavoué que votre frigo est aussi désertique qu’un igloo au fin fond de Grœnland, pour repartir avec le ventre plus que plein et assez de provisions pour tenir un siège. Dans la même veine, éviter de faire des compliments sur ce gratin terrible ou sur le gâteau aux bananes et au chocolat blanc si vous ne voulez pas traverser la moitié de Lyon avec une montagne de tupperwares sous le bras.
Surtout, ne pas essayer le ‘faut absolument que je fasse quelque chose pour ma voiture, sinon un jour je vais me tuer’, sous peine de voir là dite voiture subir une vidange, un décrassage de carbu, un changement de pneus, voire même un nettoyage complet (ce qui en soit n’était pas un luxe. Depuis deux ans que vous y pensiez, il était temps).
Un petit ‘j’arrive pas à dormir’, et soudain votre pharmacie s’enrichit d’assez de petites pilules en tous genre pour assommer un cheval. Tandis que ‘Flûte ! J’ai plus de cigarettes. Je vais pas tarder à être chiante’ implique forcement qu’une âme charitable, vous tend, non pas une sucette à nicotine, mais le paquet entier (ce qui est limite vexant).
Bon, et bien maintenant, il ne reste plus qu’à trouver la formulation adéquate et assez innocente pour leur faire comprendre que l’achat de ce petit chemisier rouge, à tout juste 80 euros, sur lequel vous bavez depuis une semaine, est âaaabsolument essentiel à votre survie…

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