L’art de la loose…
And the winner is…
Samedi, fin de soirée à tourner au coca (sans additif alcoolisé. Je précise parce que c’est important pour la suite. Vous comprendrez. Ou pas). 3h00 du matin, grosses valises sous les yeux dues à une gueule de bois pas piquée des vers, colossale fatigue et repas familial prévu dans tout bientôt. Le pas un peu alourdi, je prends la direction de mon lit et donc de mon accueillant appart. Arrivée devant la porte. La main dans le sac, à tâtons, je cherche mes clés. Panique… Pas de clés.
Retournement brusque du sac sur le seuil de l’immeuble et inventaire du contenu flottant dans petite mare d’eau perfidement située juste au dessous de l’endroit où, comme de bien entendu, j’ai absolument tenu à balancer mes maigres possessions. Donc, résumons : un portefeuille vide de toute monnaie sonnante et trébuchante, trois briquets, le paquet de clopes, le portable, deux tubes de rouge à lèvre, trois ou quatre mouchoirs ayant bien vécus, ma carte de salle de sport (qui me nargue), et un miroir de poche (Ben tient ! J’ai un miroir de poche ?!). Des clés ? Oui ! Celles de la boite à sucre italienne qui me tient lieu de voiture…
On respire. Et surtout, on ne panique pas ! Je m’assois sur le pas de la porte, remets tout dans le sac et m’allume une cigarette. La nicotine porte conseil.
Après trois allers et retours dans ma rue à moitié à quatre pattes (Y’a pas de lumière et je suis plus myope qu’un régiment de taupes), un tambourinage intensif à la porte du pub que je viens de quitter, il faut bien que je me rende à l’évidence : Je suis bonne pour dormir dehors.
Coup d’œil à ma montre…4h10. Trop tard pour appeler quelqu’un. Merde ! Les bars sont tous fermés (monde de merde). Les cafés pas encore ouverts (bande de branleurs). La maison de l’unité maternelle ? A trente kilomètres. Oui mais, habituée à ouvrir sa porte aux requérants d’asile juvéniles beurrés comme des petits lu et ne retrouvant pas le trou de la serrure…Aller zou, pourquoi pas.
5h00 sur le pas de la porte avec presque un sourire. Et puis, cette saleté de remord qui monte en moi. Je vais quand même pas la réveiller aux aurores ? Alors qu’elle est peinard en train de baver sur son oreiller, bien au chaud sous sa couette ? Le doigt à deux centimètres de la sonnette, je me mets à culpabiliser ! Et qui c’est qui gagne ? Je vous le donne en mille ! Ma *bip* *bip* de bonne éducation ! Et voilà. Je me retourne en grognant vers la voiture, claque la portière derrière moi, remonte le col de mon manteau, allume la radio et sors rageusement une clope.
Dix clopes plus tard, les poumons en feu, gelée comme un bâton esquimau et tellement de buée dans la voiture que je pourrais jouer à Titanic (mais seule c’est quand même ‘achement moins fnu), l’unité maternelle pointe son nez encore tout endormi à travers les volets ! Sauvée je suis !
18h00. De retours sur Lyon je passe un coup de fil au sauveur providentiel, possesseur d’un double de mes clés. Les récupère. Et cours vers mon appart. Tellement contente que je taille une bavette avec le ronchon concierge et monte quatre à quatre les marches en direction du sésame des sésames…mon lit. Arrive devant la porte. Sorts clés miraculeuses. Me penche sur la serrure. O_o ?! Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.
Elles sont là ! A se balancer nonchalamment ! Les salopes !
Oui. Moi aussi, sur le moment j’ai pensé à m’auto assassiner. C’est pas beau de faire souffrir les pôvres tites bêtes.
Alors, alors, je l’ai pas gagné mon trophée de la gourdasse de l’année ? Hein ? Hein ? Dis ? Suis quand même hors concourt sur ce coup là ?
And the winner is…
Samedi, fin de soirée à tourner au coca (sans additif alcoolisé. Je précise parce que c’est important pour la suite. Vous comprendrez. Ou pas). 3h00 du matin, grosses valises sous les yeux dues à une gueule de bois pas piquée des vers, colossale fatigue et repas familial prévu dans tout bientôt. Le pas un peu alourdi, je prends la direction de mon lit et donc de mon accueillant appart. Arrivée devant la porte. La main dans le sac, à tâtons, je cherche mes clés. Panique… Pas de clés.
Retournement brusque du sac sur le seuil de l’immeuble et inventaire du contenu flottant dans petite mare d’eau perfidement située juste au dessous de l’endroit où, comme de bien entendu, j’ai absolument tenu à balancer mes maigres possessions. Donc, résumons : un portefeuille vide de toute monnaie sonnante et trébuchante, trois briquets, le paquet de clopes, le portable, deux tubes de rouge à lèvre, trois ou quatre mouchoirs ayant bien vécus, ma carte de salle de sport (qui me nargue), et un miroir de poche (Ben tient ! J’ai un miroir de poche ?!). Des clés ? Oui ! Celles de la boite à sucre italienne qui me tient lieu de voiture…
On respire. Et surtout, on ne panique pas ! Je m’assois sur le pas de la porte, remets tout dans le sac et m’allume une cigarette. La nicotine porte conseil.
Après trois allers et retours dans ma rue à moitié à quatre pattes (Y’a pas de lumière et je suis plus myope qu’un régiment de taupes), un tambourinage intensif à la porte du pub que je viens de quitter, il faut bien que je me rende à l’évidence : Je suis bonne pour dormir dehors.
Coup d’œil à ma montre…4h10. Trop tard pour appeler quelqu’un. Merde ! Les bars sont tous fermés (monde de merde). Les cafés pas encore ouverts (bande de branleurs). La maison de l’unité maternelle ? A trente kilomètres. Oui mais, habituée à ouvrir sa porte aux requérants d’asile juvéniles beurrés comme des petits lu et ne retrouvant pas le trou de la serrure…Aller zou, pourquoi pas.
5h00 sur le pas de la porte avec presque un sourire. Et puis, cette saleté de remord qui monte en moi. Je vais quand même pas la réveiller aux aurores ? Alors qu’elle est peinard en train de baver sur son oreiller, bien au chaud sous sa couette ? Le doigt à deux centimètres de la sonnette, je me mets à culpabiliser ! Et qui c’est qui gagne ? Je vous le donne en mille ! Ma *bip* *bip* de bonne éducation ! Et voilà. Je me retourne en grognant vers la voiture, claque la portière derrière moi, remonte le col de mon manteau, allume la radio et sors rageusement une clope.
Dix clopes plus tard, les poumons en feu, gelée comme un bâton esquimau et tellement de buée dans la voiture que je pourrais jouer à Titanic (mais seule c’est quand même ‘achement moins fnu), l’unité maternelle pointe son nez encore tout endormi à travers les volets ! Sauvée je suis !
18h00. De retours sur Lyon je passe un coup de fil au sauveur providentiel, possesseur d’un double de mes clés. Les récupère. Et cours vers mon appart. Tellement contente que je taille une bavette avec le ronchon concierge et monte quatre à quatre les marches en direction du sésame des sésames…mon lit. Arrive devant la porte. Sorts clés miraculeuses. Me penche sur la serrure. O_o ?! Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.
Elles sont là ! A se balancer nonchalamment ! Les salopes !
Oui. Moi aussi, sur le moment j’ai pensé à m’auto assassiner. C’est pas beau de faire souffrir les pôvres tites bêtes.
Alors, alors, je l’ai pas gagné mon trophée de la gourdasse de l’année ? Hein ? Hein ? Dis ? Suis quand même hors concourt sur ce coup là ?

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