Comme envie de détruire quelque chose de beau…
J’ai comme une furieuse envie de détruire quelque chose de beau. Voir au ralenti un objet magnifique brusquement se fendre, se briser et les morceaux s’éparpiller dans l’espace, tomber les uns après les autres sur le sol en émettant un son aiguë au moment de l’impact. Puis rester plantée devant les débris gisant sur le planché, à contempler ce puzzle de rien qui était l’instant d’avant quelque chose de beau.
Le silence de la salle, lourd de sous entendus, s’appesantissant telle une chape de béton dans l’air environnant. Ce silence qui s’insinuerai dans mon esprit jusqu’à le submerger, jusqu’à devenir tellement omniprésent qu’il se transformerait en un cri immense qui jamais ne passerait la barrière sellée de mes lèvres. Un cri obsédant, qui en lui porterait toute l’horreur de la destruction. Les visages de tous ces fantômes composant ce minuscule univers qu’est ma vie se tournant dans ma direction, reflétant l’incompréhension, le mépris aussi peut être. Les yeux toujours rivés aux débris éparses, un cri aux bouts des lèvres et avoir l’espace d’un très bref instant envie de disparaître, envie de me disloquer et voir les parcelles de mon esprit s’éparpiller à leur tour dans l’air ambiant, tels des milliers d’étincelles incandescentes fusant dans la pièce silencieuse. Lever les yeux et sentir le monde s’accélérer, le temps reprendre son cours. Vivre comme dans une bulle un instant unique, celui où j’aurai détruit quelque chose de beau.
J’ai comme une furieuse envie de détruire quelque chose de beau. Voir au ralenti un objet magnifique brusquement se fendre, se briser et les morceaux s’éparpiller dans l’espace, tomber les uns après les autres sur le sol en émettant un son aiguë au moment de l’impact. Puis rester plantée devant les débris gisant sur le planché, à contempler ce puzzle de rien qui était l’instant d’avant quelque chose de beau.
Le silence de la salle, lourd de sous entendus, s’appesantissant telle une chape de béton dans l’air environnant. Ce silence qui s’insinuerai dans mon esprit jusqu’à le submerger, jusqu’à devenir tellement omniprésent qu’il se transformerait en un cri immense qui jamais ne passerait la barrière sellée de mes lèvres. Un cri obsédant, qui en lui porterait toute l’horreur de la destruction. Les visages de tous ces fantômes composant ce minuscule univers qu’est ma vie se tournant dans ma direction, reflétant l’incompréhension, le mépris aussi peut être. Les yeux toujours rivés aux débris éparses, un cri aux bouts des lèvres et avoir l’espace d’un très bref instant envie de disparaître, envie de me disloquer et voir les parcelles de mon esprit s’éparpiller à leur tour dans l’air ambiant, tels des milliers d’étincelles incandescentes fusant dans la pièce silencieuse. Lever les yeux et sentir le monde s’accélérer, le temps reprendre son cours. Vivre comme dans une bulle un instant unique, celui où j’aurai détruit quelque chose de beau.

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