mars 31, 2004

J’y peux rien c’est mon côté punk

J’arrive pas à mis faire. J’ai beau me taper la tête contre les murs pour que l’idée s’enfonce bien tout au fond de cette boîte vide qui me sert de cerveau, ben…j’y arrive pôooaaaa. J’y peux rien, ça doit être mon côté punk (prononcez « ponkeu » en insistant sur le « on ». Laissez le traîner un peu, il adore ça…). Oui, mais d’un autre côté si on multiplie 2 par 5, que l’on soustrait la somme ainsi obtenue à 25, que l’on ajoute le numéro du mois de ma naissance, que l’on ôte le nombre de pieds et le nombre de neurones que je possède ( je vous aide un peu. J’ai 5 pieds et 2 neurones) qui constitue ma substance grise et bien on obtient… 11 ans d’âge mental (si, si, c’est un calcul scientisfiquement prouvé par des chercheurs qui n’ont que ça à faire de leurs journées) !
Du coup ça explique tout un tas de choses : C’est pour cela que j’attends avec une impatience toute juvénile le 6ème tome de Harry Potter. Que je m’habille avec des tee-shirts Caliméro et des Vans. Que je suis surexcitée (je sais, il ne m’en faut pas beaucoup) à la vue d’un Kinder. Que je saute partout rien qu’en pensant à ma punto rouge qui tue sa maman. Qu’il me faut tout de suite, là, maintenant le nouveau yaourt rigolo au goût de bubble gum banane et aux éclats de substance inconnue verte qui pique la langue que je viens de voir la pub. Que je me marre comme une baleine en lisant Garfield et Calvin et Hobbes. Et que la vue d’une boîte de Haribo (surtout les petits trucs rouges supers bons) me rend complètement euphorique et que je pleure à chaudes larmes rien qu’à penser à tous les malheurs de ce pauvre Bambi…Voyez bien que c’est pas ma faute si je ne me comporte pas comme quelqu’un de 25 balais ! C’est juste que mon esprit se trouve pris dans une distorsion temporelle qui fait que j’ai toujours 11 ans d’âge mental.
A ce rythme là à 40abs il y de forte chance que je fasse une crise d'adolescence monstrueuse et qu'à 60 je pense enfin à ce que je vais faire ma vie. Comme quoi tout n'est pas perdu…

mars 30, 2004

Le début de la fin

Comme dirait l'autre, les carottes sont cuites et même plus que cuites. Je rentre brutalement dans l'âge adulte. Vous savez comme tous ces gens mûrs, responsables et sérieux. Non, je n'ai pas soudainement trouvé un job surpayé. Non, l'homme de ma vie n'a pas sonné à ma porte et non je ne vais pas faire un nain. J'ai toujours mon trou spatio temporel d'appart, une voiture qu'elle est trooooooop belle mais qu'elle avance trooop pôa. Je traîne mes nuits dans les bars sombres de la capitale des Gaules pour changer, je suis encore étudiante (à plein temps, certes mais estudiante quand même), mon compte en banque frise la crise cardiaque, ce qui ne m'empêche pas de faire chauffer la carte bleue qu'elle en est bleue de peur.
Mais malgré tout cela je suis rentrée dans l'âge de raison. Un quart de siècle ! Un quart de ma vie de passée (en étant optimiste. En croyant aux progrès de la médecine. En espérant un miracle concernant mon arrêt consommatoriel excessif de substances nicotiniques et alcooliques) sans que je m'en rende compte. Mais qu'est ce que j'ai fais pendant toutes ces années ? Ils sont passés où tous ces mois, ces jours, ces minutes ? Rendez les moi ! Remboursez ! Y'a pas moyen que je vous les laisse. Ce sont mes instants de vie ! Alléééééééééééééé, soyez sympa. Ce qu'on fait c'est qu'au lieu d'un chapeau vert et jaune ridicule, pour fêter dignement ce quart de siècle vous me faites un package avec tous ces moments que vous m'avez volé. Et puis vous oubliez pas de mettre un joli nœud doré autour, sinon c'est pas un vrai cadeau…

mars 22, 2004

Comme envie de détruire quelque chose de beau…

J’ai comme une furieuse envie de détruire quelque chose de beau. Voir au ralenti un objet magnifique brusquement se fendre, se briser et les morceaux s’éparpiller dans l’espace, tomber les uns après les autres sur le sol en émettant un son aiguë au moment de l’impact. Puis rester plantée devant les débris gisant sur le planché, à contempler ce puzzle de rien qui était l’instant d’avant quelque chose de beau.
Le silence de la salle, lourd de sous entendus, s’appesantissant telle une chape de béton dans l’air environnant. Ce silence qui s’insinuerai dans mon esprit jusqu’à le submerger, jusqu’à devenir tellement omniprésent qu’il se transformerait en un cri immense qui jamais ne passerait la barrière sellée de mes lèvres. Un cri obsédant, qui en lui porterait toute l’horreur de la destruction. Les visages de tous ces fantômes composant ce minuscule univers qu’est ma vie se tournant dans ma direction, reflétant l’incompréhension, le mépris aussi peut être. Les yeux toujours rivés aux débris éparses, un cri aux bouts des lèvres et avoir l’espace d’un très bref instant envie de disparaître, envie de me disloquer et voir les parcelles de mon esprit s’éparpiller à leur tour dans l’air ambiant, tels des milliers d’étincelles incandescentes fusant dans la pièce silencieuse. Lever les yeux et sentir le monde s’accélérer, le temps reprendre son cours. Vivre comme dans une bulle un instant unique, celui où j’aurai détruit quelque chose de beau.

mars 19, 2004

Purééééé, je crois que je vais jouer au loto...

1- j'ai dormi comme un bébé
2- j'ai une punto...rouge.
3- non, j'ai pas osé regarder les données de mes sujets parce qu'il ne faut pas rêver les miracles ça existe pas.

du coup pour fêter ça j'ai lâché 8 euros pour trois nougats, pour que des pitis n'enfants partent en vacances,
j'ai pris rdv avec mon ostéo préféré histoire qu'il me sorte de ma déprime, j'ai décidé de fêter mon anniversaire sans râler, et en plus dernière bonne résolution j'arrête de critiquer certaines personnes de ma connaissance...

à ce rythme dans un an vous pourrez me decerner le prix nobel de la paix...

mars 18, 2004

espoir

Ce soir j'ai 11 sujets de passés et leurs données vont tellement déchirer que je vais écrire un article qui fera référence pendant les deux prochaines décennies.

Ce soir, je vais m'endormir comme un bébé et je vais rattraper les 4 dernières nuits de sommeil, ou plutôt d'absence totale de sommeil (soit dit en passant, si vous êtes insomnie et que votre copain vous ronfle dans les oreilles c'est un peu énervant; mais si vous êtes insomniaque et que votre rat (qui est sensé être un animal diurne pour rappel) vous ronfle dans les oreilles et bien c'est complément rageant).

Ce soir, j'achête la voiture de mes rêves à un prix défiant toute concurrence...soupir...re-soupir en pensant à moi les cheveux au vent au volant de ma punto rouge...rien que dis penser j'en bave sur le clavier.

j'ai beau faire, j'arrive pas à déprimer plus de deux jours de suite. Passé ce délais j'ai toujours une vague d'espoir qui me tombe dessus! Comment voulez vous que je sois crédible dans mon apitoiement!

mars 09, 2004

Lilo & Flo

Vous avez déjà eu cette vague mais tenace impression que vous ne contrôliez plus votre vie?
Comme lorsque vous perdez le contrôle de votre véhicule…Il avance, mais vous ne savez pas où, ni le chemin emprunté, ni l'état dans lequel vous allez arriver. Et bien ma vie, elle ressemble un peu à ça.
Comme une envie soudaine de crier : " Je suis perdue ! ", mais tout en ne sachant pas vraiment si j'aime ça ou pas. Parce que c'est là que se situe l'ambiguïté. Est ce que j'apprécie ou pas cet état moral ? Est ce que l'on fait la fête parce qu'on est bien dans sa tête, ou est ce que l'on est bien dans sa tête parce que l'on fait la fête ? Je crois que c'est là que réside la véritable question. Et dans ce cas, deux solutions : Soit je suis la fille la plus heureuse du monde et je ne m'en rend pas compte ; soit je déprime depuis bientôt dix ans et je suis en survie…
Oui, je sais ! Je poste pas souvent ces temps ci, et lorsque j'écris quelque chose c'est pas drôle. Mais bon, j'ai pas vraiment l'impression que la vie en générale est drôle ! Je vous promets qu'un jour j'essayerai l'humour (si, si c'est du domaine du probable) et qu'en plus je réussirais (si, si, c'est du domaine du miracle) ! En attendant je vais réfléchir à cette difficile question existentielle….