Les joies simples.
Elle n’en finissait plus cette journée ! Pas bien réveillée, les yeux rivés à l’écran, vous vous efforciez, sans grand succès il faut bien l’avouer, de rester un tant soit peu attentif…ces heures qui défilaient comme si le temps c’était brusquement ralenti dans le petit univers qui constitue votre vie. Il y avait bien cette vague idée qui vous passait de temps à autre à travers la tête…mais cette pensée, encore vague et sans réalité ne vous perturbait pas encore.
Un article de plus sur votre bureau…un article de plus que vous ne lirez pas (ou du moins pas avant la dernière minute)…Ces personnes rencontrées à qui vous vous êtes contentée de sourire faute de pouvoir leur faire la conversation…Et cette idée qui de plus en plus s’impose à votre esprit… elle passe s’en vraiment s’attarder…elle passe peut être un peu plus souvent, c’est tout…Ces mails reçus qui vous enfonce un peu plus dans l’incertitude…ces réponses que vous vous efforcez de rendre drôles (mais si..ça vous arrive parfois d’être drôle)…et pour finir ces mails que vous ne recevez plus (malgré votre acharnement certain à appuyer dix fois de suite toutes les cinq minutes sur le bouton ‘recevoir’ !)…Et cette idée qui brusquement s’impose dans votre esprit !!! Cette simple pensée qui vous obnubile…La tête ailleurs vous pliez bagages sans préavis, un peu brusquement peut être…mais ça devient quasi vital.
Le retour à la maison fait dans un silence religieux…c’est une question de suivie à présent ! Il en va de votre santé mentale !
La montée des escalier en pensant à ce que vous aller faire…la clé qui rentre dans la serrure… Le doux bruit émis lorsqu’elle tourne…le sourire qui commence à illuminer votre visage…La porte de votre sanctuaire qui s’ouvre…le sac lancé sur le canapé, le manteau sur le fauteuil et vos chaussures aux quatre coins du salon (les puristes diront deux…mais bon, mon salon comporte quatre coins et vous ne savez absolument pas combien j’ai de pieds !!!)…
Et puis maintenant plus rien n’a d’importance…vous effectuez les gestes mécaniquement et dans un ordre quasi religieux : vous préparez ce thé à l’amande que vous avez achetez pour l’occasion, le bâton d’encens à la framboise qui commence à se consumer, la cigarette que vos doigts experts roulent avec dextérité, votre entrée dans le lieu, l’eau qui doucement se met à couler…Des notes de Radiohead commencent à parvenir à vos oreilles…C’est maintenant le moment tant attendu !
Cette idée simple, qui n’aurait pu faire que traverser votre esprit c’est enfin concrétisée…de vague pensée elle est devenue réalité…et, en cet instant de plénitude totale, vous vous laissez couler dans votre bain…les senteurs de framboise, d’amande et de tabac se mélangent au parfum de l’orchidée…seuls les bruissements de l’eau viennent perturber les notes qui s’égrènent dans l’air…la vapeur qui s’élève autour de vous monte tranquillement dans l’air et commence à envahir la pièce…tout devient flou…même si vous décidiez de mettre fin à ce moment vous n’auriez plus de consistance, le miroir se refusant de vous renvoyez votre image…Vos idées se brouillent un peu aussi, vos paupières s’alourdissent délicieusement et la langueur vous envahie petit à petit…mais à quoi bon lutter et pourquoi se priver de cet instant si désiré.
Comme quoi, parfois, le bonheur tient à peu de chose : un peu d’eau, des volutes de molécules odorantes et quelques vibrations de l’air…
Elle n’en finissait plus cette journée ! Pas bien réveillée, les yeux rivés à l’écran, vous vous efforciez, sans grand succès il faut bien l’avouer, de rester un tant soit peu attentif…ces heures qui défilaient comme si le temps c’était brusquement ralenti dans le petit univers qui constitue votre vie. Il y avait bien cette vague idée qui vous passait de temps à autre à travers la tête…mais cette pensée, encore vague et sans réalité ne vous perturbait pas encore.
Un article de plus sur votre bureau…un article de plus que vous ne lirez pas (ou du moins pas avant la dernière minute)…Ces personnes rencontrées à qui vous vous êtes contentée de sourire faute de pouvoir leur faire la conversation…Et cette idée qui de plus en plus s’impose à votre esprit… elle passe s’en vraiment s’attarder…elle passe peut être un peu plus souvent, c’est tout…Ces mails reçus qui vous enfonce un peu plus dans l’incertitude…ces réponses que vous vous efforcez de rendre drôles (mais si..ça vous arrive parfois d’être drôle)…et pour finir ces mails que vous ne recevez plus (malgré votre acharnement certain à appuyer dix fois de suite toutes les cinq minutes sur le bouton ‘recevoir’ !)…Et cette idée qui brusquement s’impose dans votre esprit !!! Cette simple pensée qui vous obnubile…La tête ailleurs vous pliez bagages sans préavis, un peu brusquement peut être…mais ça devient quasi vital.
Le retour à la maison fait dans un silence religieux…c’est une question de suivie à présent ! Il en va de votre santé mentale !
La montée des escalier en pensant à ce que vous aller faire…la clé qui rentre dans la serrure… Le doux bruit émis lorsqu’elle tourne…le sourire qui commence à illuminer votre visage…La porte de votre sanctuaire qui s’ouvre…le sac lancé sur le canapé, le manteau sur le fauteuil et vos chaussures aux quatre coins du salon (les puristes diront deux…mais bon, mon salon comporte quatre coins et vous ne savez absolument pas combien j’ai de pieds !!!)…
Et puis maintenant plus rien n’a d’importance…vous effectuez les gestes mécaniquement et dans un ordre quasi religieux : vous préparez ce thé à l’amande que vous avez achetez pour l’occasion, le bâton d’encens à la framboise qui commence à se consumer, la cigarette que vos doigts experts roulent avec dextérité, votre entrée dans le lieu, l’eau qui doucement se met à couler…Des notes de Radiohead commencent à parvenir à vos oreilles…C’est maintenant le moment tant attendu !
Cette idée simple, qui n’aurait pu faire que traverser votre esprit c’est enfin concrétisée…de vague pensée elle est devenue réalité…et, en cet instant de plénitude totale, vous vous laissez couler dans votre bain…les senteurs de framboise, d’amande et de tabac se mélangent au parfum de l’orchidée…seuls les bruissements de l’eau viennent perturber les notes qui s’égrènent dans l’air…la vapeur qui s’élève autour de vous monte tranquillement dans l’air et commence à envahir la pièce…tout devient flou…même si vous décidiez de mettre fin à ce moment vous n’auriez plus de consistance, le miroir se refusant de vous renvoyez votre image…Vos idées se brouillent un peu aussi, vos paupières s’alourdissent délicieusement et la langueur vous envahie petit à petit…mais à quoi bon lutter et pourquoi se priver de cet instant si désiré.
Comme quoi, parfois, le bonheur tient à peu de chose : un peu d’eau, des volutes de molécules odorantes et quelques vibrations de l’air…

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