Machines inutiles et essentielles
Soirée sympa, comme d’habitude. Moi, un peu éméchée (juste bien quoi) qui déambule dans mon bar favori en bavardant avec untel et untel. Me dirige vers ma table histoire de récupérer mon portabeul à moi, quand soudain au fond de mon cerveau embrumé par les vapeurs de Guinness retenti une petite sonnerie. Disons pour être plus précis que plus rien ne va sonner dans ma vie puisque mon téléphone a disparu !!!
Sur le coup, l’alcool aidant, je l’ai plutôt bien pris. Si, si je vous assure. Donc avec la démarche dégagée et un tant soit peu chaloupée je rentre dans mes pénates. Ce n’est que le lendemain que j’intègre réellement l’étendue des dégâts. Je viens de perdre le seul lien que j’ai avec toutes ces personnes dispersées dans Lyon (ville qui jamais ne m'a paru aussi grande), plus aucun moyen de communiquer avec le monde extérieur. Ne nous le cachons pas. On est vendredi matin et ma vie sociale pour ce long we de 4 jours s’annonce morose et un tantinet inexistante ! Pire encore devient mon état de désespoir quand je pense que l’an dernier pour des raisons quasi similaires (Bon la dernière fois je l’avais oublié en Normandie (ne me demandez surtout pas ce que je faisais au milieu des vaches, même moi je ne le savais pas)) j’avais du me passer de communications pendant une semaine et demi. C’est je pense cette dernière pensées qui me fais me jeter en dehors du lit en râlant, prendre une douche, oublier de déjeuner et courir vers le magasin et …attendre 2 heures devant parce que je suis arrivée à 8h30 et qu’il n’ouvre pas avant 10h00. Et non, je sais encore compter. Simplement il n’a pas ouvert à 10h00, ni à 10h30, ni du tout en fait. Le chacal !
La journée s’annonçant de plus en plus mal, puisque je n’ai pas de portable et que horreur, en plus je ne peux appeler personne histoire de me lamenter sur la perte de cette machine chère à mon cœur, je rentre en traînant des pieds, en lâchant à tous les utilisateurs de portables (qui suis sur qu’ils font exprès de sortir le leur devant mon nez) des regards meurtriers et en maudissant le ciel, les anges et les enfers par la même occasion.
Bon, rdv oblige je peux pas renter chez moi pour trépigner. Dois boire un café chez ami. A ma tête il a du se dire qu’il allait pas pouvoir me supporter dans cet état plus de 5 minutes. Alors il m’a traîné dans une boutique SFR. Et la le miracle se fit : Ils pouvaient récupérer ma carte SIM, je pouvais avoir un nouveau portable, et deux heures après je pouvais enfin avoir une vie sociale équilibrée, commencer à appeler tous le monde pour organiser mon we et retrouver le sourire et une certaine joie de vivre. Du coup ai eu un air extatique toute la journée. Me suis amusée avec mon amoOOoooouuur de portable comme une petite folle et l’ai montré à tous ceux qui ont eu le malheur de croiser ma route.
La prochaine fois que sous l’emprise de la bière (ou du rhum) ou à jeun aussi, je vous fais un couplet sur ‘comme c’est trooooop pas bien la société de consommation, le capitalisme et le matérialisme’ taper moi ! à coup de portable !